• Jean-François Bélanger

le San Régis profite de sa fermeture pour se réinventer


18/12/2020 - La période actuelle plonge l’hôtellerie haut de gamme dans une situation inédite. En France, seulement 10% des cinq étoiles restent ouverts en ce moment. Le San Régis en profite pour totalement réhabiliter son patrimoine.


Le segment des cinq étoiles est le plus impacté par la situation sanitaire. Installé dans un quartier privilégié de Paris VIIIe, le San Régis en fait partie, fermé depuis le 17 mars.


Cette affaire indépendante, tenue par les deux sœurs Sarah et Zeina George, reconsidère son offre, investissant lourdement dans cet ancien hôtel particulier du début du XXe siècle.


Un investissement habile, portant à la fois sur la transition énergétique tandis qu’une autre partie vise une remise à niveau de l’offre.


La première a été assurée par Geo Plc Hellio une société spécialisée : « nous avons consenti 22 000 € de dépenses prises en charge par l’Etat, sous différentes formes, et cela nous permettra d’économiser jusqu’à 15% de nos dépenses habituelles en énergie jusque-là », assure Sarah George.


Quant à la réhabilitation du reste, la décoration de sa quarantaine de chambres des espaces communs et de la réception, le management préfère rester discret sur le montant de l’investissement, faisant le dos rond en attendant des jours meilleurs


Un taux d’occupation à 30% au minimum


Surtout orienté vers la clientèle internationale, qui représente plus de 90% de son occupation (USA, Royaume Uni, Amérique Latine, Emirats…) le San Régis, membre de la collection Small Luxury Hotels, accepte les groupes jusqu’à une quinzaine de chambres.


La commercialisation s’effectue à 40% en direct, à 30% par les On Line Agencies et à 30% par les agences traditionnelles.


Après quatre mois de travaux, l’hôtel sera fin prêt pour sa réouverture en février prochain. Avec un Prêt Garanti par l’Etat, les banques ont fait confiance jusqu’à présent pour accepter de financer les travaux.


En 2019, le San Régis avait connu un taux d’occupation de 80% pour un prix moyen de 460 € par nuit. « La situation financière actuelle exige d’avoir un taux d’occupation minimal de 30% », calcule Sarah George.



Nous suivre
  • Facebook Social Icône
  • LinkedIn Social Icône

TG Press - 9 rue du Gué - 92500 Rueil-Malmaison - Contact : pcossard.tgpress@gmail.com - 07 81 19 89 83