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Qui veut la peau du transport aérien ?


08/04/2021 - Alors que les avions sont aujourd’hui cloués au sol pour cause de crise sanitaire, et que les compagnies aériennes jouent, un peu partout dans le monde, leur survie, l’Etat français demande aux compagnies aériennes le remboursement de 550 M€ des taxes de sûreté intégrées dans la TAP – Taxe d’Aéroport.

Actuellement, le financement des infrastructures de sûreté est, en France, exclusivement à la charge des usagers via la Taxe d’Aéroport. En raison de la crise Covid-19 et du quasi arrêt du transport aérien, le financement des activités de sûreté pour 2020 a fait l’objet d’un moratoire et d’un prêt de la part de l’État. Cette taxe étant prélevée sur le nombre de passagers transportés, son financement s’est effondré avec la crise sanitaire liée au Covid-19. La demande actuelle de remboursement par l’État, des avances de 550 M€ de la taxe de sureté sur la période 2024-2030 majorées d’intérêts financiers et de frais de gestion, créée donc une dette supplémentaire pour les compagnies aériennes françaises. Dans certains aéroports, la Taxe d’Aéroport (TAP), devrait augmenter de 5%. La FNAM (Fédération Nationale de l’Aviation Marchande) rappelle que le secteur aérien est une des victimes les plus impactées de la crise sanitaire, il fait face à la pire crise de son histoire. Aussi, l’organisme demande, dans un premier temps, que les montants apportés par l’État pour son financement pour les années 2020 et 2021 soient transformés en subvention afin de soutenir les acteurs déjà très fragilisés par la crise sanitaire Covid-19 et souhaite qu’une réflexion soit engagée sur le financement de la sûreté.


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