• Jean-François Bélanger

Quel avenir à Lyon-Saint Exupéry pour Air France ?


Mathieu Fleisch, directeur des Ventes Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne Franche Comté.

08/04/2021 - Dans le cadre de la réorganisation de son réseau domestique, Air France a annoncé la fermeture de ses bases de Nice, Marseille et Toulouse.


L’arbitrage de la Commission Européenne a revu à la baisse la cession du nombre de droits d’atterrissage et de décollage (slots) à Orly, en échange de sa recapitalisation.


Mais la compagnie ne s’exprime pas sur Saint Exupéry, alors que le ministre des Transports annonçait au cours d’un conseil ministériel, fin janvier, vouloir faire de Lyon un hub de connexion inter-métropoles.


Bruno Le Maire a déclaré, durant ce week-end pascal, que l’accord de Bruxelles pour qu’Air France obtienne une recapitalisation semblait acquis. Après 7 Mds€ de prêts directs l’année dernière, la solution consistera à convertir une partie de cette dette (on parle de 4 Mds€) par émission d’obligations hybrides en capitaux propres.


Mais le ministre de l’Economie et des Finances attend aussi de la gouvernance d’Air France « des propositions pour que l’argent des français mis en soutien de la compagnie, soit bien placé ».


Justement, le monde économique régional est en l’attente de précisions, notamment sur le rôle dévolu à Lyon, son deuxième marché national. La compagnie nationale tarde à communiquer.


Certes, le poids du groupe Air France y a fortement diminué. Sous les effets cumulés des TGV, de l’avènement des compagnies low-cost et de la concurrence des compagnies aériennes étrangères, son poids a diminué de moitié, passant de 60%, il y a une vingtaine d’années, à un peu plus de 30% aujourd’hui.


Mais, avec plus de 3 millions de passagers annuels en période normale, il n’en reste pas moins un opérateur essentiel de la connectivité du territoire régional.


Transavia le futur d’Air France à Lyon ?


Pour Hop !, filiale court et moyen courrier du groupe, Lyon était la deuxième plateforme derrière Orly. Les multiples tensions actuelles semblent bloquer les annonces : financières, avec la recapitalisation en cours, sociales avec le règlement du plan Hop ! et un millier de salariés concernés, règlementaires avec la mise en place de la loi « Climat et Résilience », économiques avec une perspective de reprise du trafic toujours reportée...


Pourtant, à la demande du gouvernement, Air France a du détaillé sa démarche de concertation avec les élus locaux. Privée d’une véritable direction régionale depuis 2018, la compagnie reste discrète sur ses intentions en Centre-Est, particulièrement à Lyon-Saint Exupéry, alors que les horaires d’été viennent d’entrer en vigueur, dans des circonstances particulières, il est vrai.


Le conseil ministériel de la fin janvier insistait également sur la nécessiter d’améliorer encore l’intermodalité et citait le hub de Lyon au côté de aéroports parisiens et de ceux de Bordeaux et de Nantes.


Avec les réorganisations du groupe et de sa filiale Hop !, c’est bien Transavia qui pourrait animer les futurs programmes du groupe à Lyon.

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