• Jean-François Bélanger

Provence Tourisme passe de la promotion à l’assistance…


Provence Tourisme passe de la promotion à l’assistance
L’autocar de Sauve Ton Resto, sur l’étape de la Canebière, à Marseille.

02/02/2021 - Provence Tourisme avait imaginé un programme de promotion itinérant du secteur de la Restauration provençale, La Grande Tournée des Chefs. Au fil du temps, avec le durcissement des mesures liées à la crise sanitaire, l’autocar en charge de l’opération s’est reconverti en un lieu d’accueil pour une opération de survie : Sauve Ton Resto.


La gastronomie avait été choisie comme l’un des fers de lance de la communication touristique de Provence Tourisme dans les Bouches-du-Rhône.


« C’est une importante composante de la filière touristique, qui met en valeur la culture et les savoir faires provençaux, tout en irriguant beaucoup d’acteurs économiques : les fruits et les légumes, les vins, les produits de la mer… », justifie Isabelle Brémond, directrice de Provence Tourisme.


Mais, aux vues de l’évolution de la situation liée aux contraintes du secteur, l’opération s’est commuée en une opération d’assistance de ce secteur naufragé : Sauve Ton Resto.


Lancée le 4 décembre dernier à Aix-en-Provence, Sauve Ton Resto vient d’achever son périple, le 30 janvier 2021 à Arles. Avec désormais pour principe une opération « click and collect » menée par Provence Tourisme, une soixantaine de chefs en ont profité à travers une vingtaine de dates.


« Au total, nous aurons commercialisé autour de 5 000 repas », calcule Roland Buchaud, de Provence Tourisme, qui a suivi l’opération.


Pas d’éclaircie en vue

Pour l’organisation de Sauve Ton Resto, l’institution s’était adressée aux 300 restaurateurs qui constituent son fichier et elle avait aussi sollicité les offices du tourisme.


En l’absence de perspectives de réouverture, le « click and collect » va rester encore pour un certain temps le seul mode de fonctionnement pour les 2 400 restaurants traditionnels que compte les Bouches-du-Rhône, tout au moins pour ceux qui l’ont choisi.


Car ce principe nécessite un investissement minimal pour l’adaptation au système classique avec un chiffre d’affaires qui se situe rarement au-delà des 20% de l’habituel.


A ce chiffre, il faut ajouter environ 700 bars pour un total (bars et restaurants), soit plus de 18 000 emplois. C’est pour cela que les tribunaux de commerce commencent à recevoir les visites des représentants de ces secteurs.


« Mais moins que celui des discothèques, nuance cependant Isabelle Brémond. Quant aux agences réceptives, elles sont aussi fragilisées, surtout celles qui sont situées sur les marchés internationaux .


Dans le département, on estime que 14% des dépenses des touristes sont affectées au secteur de la restauration.

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