• Jean-François Bélanger

Ninkasi met le cap sur Paris


30/10/2020 - Créée en 1997, Ninkasi s’est fait connaître en étant l’une des précurseurs du renouveau des brasseries artisanales... Sur le principe de brasserie traditionnelle souvent de grande taille, couplé avec des lieux de réception et événementiels, son développement passe désormais par Paris.

L’enseigne rhodanienne est aujourd’hui à la tête de 19 implantations, majoritairement situées dans le centre-est de la France.

Sans doute protégée par la déesse de bière de la mythologie sumérienne, qui lui a conféré son identité, Ninkasi affronte la période avec une certaine sérénité.

Certes, le chiffre d’affaires devrait se situer cette année autour de 25 M€ au lieu des 30 millions escomptés. Entrée dans le top 10 des entreprises les plus durables, selon Gen’éthic, « la crise renforce nos convictions et donne du sens à nos projets », analyse son patron Christophe Fargier.

Le concept Ninkasi inclut en parallèle avec la traditionnelle activité de brasserie, l’accueil de groupes et d’événements pour des soirées privatives. L’année dernière, cela a représenté plus de 1 300 accueils de ce type.

Ouverture à Paris dès que possible

Avec deux ouvertures seulement cette année, à Dijon et à Villefranche-sur-Saône, 2020 aura connu un certain ralentissement dans le déploiement des Ninkasi.

Mais, en 2021, sont prévues les ouvertures de nouvelles franchises au Parc OL de Décines, Valence, Chambéry, Clermont-Ferrand, Le Puy, Grenoble et Macon.

Mais surtout et en propre cette fois, Ninkasi est à la recherche d’un emplacement premium de 300 à 400 m² à Paris, pour une nouvelle brasserie (25 salariés) avec l’installation d’une antenne commerciale (2 collaborateurs). « Compte tenu de la situation actuelle, cela pourrait aller assez vite », commente Christophe Fargier.

Egalement dans les tiroirs, mais plus tard, le déplacement du siège social et l’installation d’une Ninkasi House dans le quartier de Lyon-la Saulaie,

Conserver son indépendance

Tous ces projets s’inscrivent dans une conjoncture financière contrariée. « A ce jour, nous sommes sur une perte financière de 1,5 M€ qui pourrait encore se creuser », constate Christophe Fargier.

Plutôt que la levée de fonds, qui pourrait mettre en péril l’autonomie de l’entreprise, c’est davantage vers le Prêt Garanti par l’Etat, les prêts participatifs et l’augmentation de la dette que s’oriente désormais l’entreprise…

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