• Jean-François Bélanger

La solution est-elle la hausse des tarifs ?


22/02/2021 - Alors que le groupe Air France-KLM vient d’annoncer une perte abyssale de plus de 7 Mds€ pour son exercice 2020, certains s’interrogent sur le futur modèle économique du transport aérien dans le « monde de demain ». Parmi les solutions évoquées, celle de l’Union Nationale des Compagnies Aériennes Françaises (UNCAF), qui préconise une forte hausse des tarifs.


Sur l'année 2020, Air France-KLM a perdu les deux tiers de ses passager 67,3% par rapport à 2019, tendance aggravée lors du seul quatrième trimestre (-75,9%).


Son chiffre d’affaires a fondu de 59%, se situant à 11,1 Mds€. Et le groupe s’attend à un premier trimestre 2021 difficile. Sa capacité de transport de passagers n'y atteint que 40% de celle de 2019, à pareille époque.


La reprise sera lente et longue, avec l’avancée progressive de la vaccination dans le monde, la levée des restrictions règlementaires qui s’en suivra et une évolution comportementale qu’il faudra bien prendre en compte.


C‘est dans ces conditions que l’UNCAF, qui regroupe une trentaine de petites compagnies aériennes de métropole et d’outre-mer (Air France n’en fait pas partie) avance ses solutions.


« La course au passager, lorsqu’elle se traduit par des milliards d’euros de pertes ne peut plus être compensée par la fiscalité des français », avance l’UNCAF. Les gouvernements viennent de garantir pour 10 Mds€ de prêt au groupe Air France-KLM, et ce ne sera pas suffisant.

Pourtant, la situation du groupe est en ligne avec celle des autres compagnies mondiales puisque la perte de trafic en 2020 est à peu près la même. C’est pour cela que l’UNCAF demande au gouvernement d’imposer des tarifs minimum


De 350 € pour un vol domestique à 550 € pour un long courrier

La loi tarifaire pourrait ainsi fixer à un minimum de 350 € TTC l’aller et retour pour un vol domestique, à 450 € TTC pour un vol en provenance ou à destination de l’Europe, et à 550 € pour un vol en provenance ou à destination d’ailleurs.

En dehors de l’aspect délibérément anti-démocratique, ce genre de mesures couperait les ailes des compagnies low cost. Une action qui réduirait drastiquement le nombre de vols et s’inscrirait donc tout naturellement dans les objectifs de l’accord de Paris.

Par ailleurs, l’UNCAF relève que l’histoire industrielle de la France, que ce soit dans l’aérien ou dans n’importe quel autre secteur, n’ai jamais passé par une production de volume et à bas coût.


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