• Jean-François Bélanger

Halte au pillage des objets culturels


Christophe Mirmand, préfet de Provence-Alpes Côte-d’Azur et Nathalie Becache, directrice du Service d’Enquêtes Judiciaires des Finances.

26/02/2021 - Pour tenter d’enrayer le pillage des objets patrimoniaux qui s’échangent sur les plateformes de « black market », une première convention vient d’être signée, ce 18 février à Marseille, entre la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Service d’Enquêtes Judiciaires des Finances.


Pour les scientifiques et les touristes, les biens culturels archéologiques n’ont pas de prix. Ils sont les éléments essentiels d’attractivités des sites archéologiques et des musées. Que ce soit en France ou ailleurs, on se presse pour observer ces objets patrimoniaux qui ont été les témoins de la vie de nos ancêtres.


Mais pour les trafiquants, c’est une autre histoire. « Nous observons sur la planète une convergence entre les trafics d’armes, de drogue et de biens culturels, les deux derniers alimentant le premier », explique Nathalie Becache, directrice du Service d’Enquêtes Judiciaires des Finances. Le terrorisme s’en nourrit.


Cette première convention de coopération entre ces services de l’Etat signée à Marseille s’explique par la situation portuaire de la ville et aussi la richesse de ses sites, elle-même liée à son histoire gréco-romaine. Des caractéristiques qui n’ont pas échappé aux trafiquants.


« Entre 2015 et 2021, 60 perquisitions ont été effectuées dans notre Région, 120 plaintes ont été déposées et 30 000 objets ont été saisis », précise Christophe Mirmand, préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela représente plusieurs millions d’euros.

Les objets récupérés sont soit restitués à leur propriétaire, soit remis à des musées.


Et cette activité n’est en rien impactée par les questions sanitaires actuelles : « au contraire, les transactions se multiplient sur le darknet » constate Nathalie Becache.


Et les terrains d’actions ne manquent pas : « ce sont les terrains de Syrie, de Libye et du Mali qui restent les plus actifs », note Nathalie Becache.


Car le trafic n’a pas de frontières, on constate autant de pillages d’objets sur le territoire français que d’objets volés sur des terrains extérieurs et retrouvés auprès de structures présentes en France.

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