• Jean-François Bélanger

Un choc à plus de 2 Mds€ pour Savoie-Mont-Blanc


30/11/2020 - Déjà écourtée d’une partie de la saison d’hiver 2019/2020, à partir du 15 mars, les stations de ski voient retardée au-delà du 20 janvier l’actuelle saison 2020/2021. Un choc économique majeur, en particulier pour la destination leader, Savoie-Mont Blanc, qui pèse autour des deux tiers de l’économie du ski français.


L’annonce du 24 novembre par le président (suivie le 26 novembre par la caricaturale autorisation d’ouverture donnée par Jean Castex, mais sans remontées mécaniques), reporte de fait l’ouverture de la saison pour les stations de sports d’hiver au-delà du 20 janvier. Une douche froide pour l’ensemble des stations de sports d’hiver.


Certaines, parmi les plus importantes, communiquaient déjà sur une ouverture pour fin novembre, voire en décembre. Pour la destination leader des sports d’hiver en France, le manque à gagner de la fermeture prématurée de mars avait déjà été estimée à 800 M€.


Aujourd’hui, l’annulation des vacances de Noël annoncée par le président de la République sera bien pire encore. Si la saison d’hiver dans son ensemble représente à travers ses 112 stations référencées environ 61% de la fréquentation annuelle du territoire, les vacances de Noël pèsent quant à elles, 16% des nuitées de la saison d’hiver.


Ouverture après le 20 janvier : 2 Mds€ de perte

Celles-ci génèrent pratiquement 1 Md€ de retombées économiques qui vont s’ajouter aux 800 millions déjà perdus au printemps.


Quant au mois de janvier, il représente, au global, un autre milliard d’euros de retombées économiques qui seront donc en grande partie perdues.


Une secousse économique de grande ampleur assurée pour les deux départements de Savoie et Haute-Savoie pour qui la saison touristique d’hiver totalise 19% de leur PIB. Le report de l’ouverture au-delà du 20 janvier va également impacter les 59 000 salariés permanents sans compter les 25 000 saisonniers employés dans le secteur L’émotion est grande aussi en Isère.


Chantal Carlioz, vice-présidente d’Alpes-Isère, s’inquiète de l’effet de cette décision qui va placer l’économie du tourisme français hivernal en situation difficile par rapport à ses concurrents. Il figure régulièrement sur le podium mondial au côté des USA et de l’Autriche. Mais dans ce pays-ci, comme en Suisse ou en Italie, certaines stations ouvrent déjà !


Une situation concurrentielle difficile

Parallèlement, la SNCF était le 25 novembre en réflexion pour savoir s’il fallait maintenir ou non l’offre Ouigo entre la région parisienne et les Alpes du Nord, alors que les réservations ont débuté depuis le 19 novembre.


Elle devait démarrer dès le 17 décembre. Assurément, ce sera aussi un coup dur pour l’économie touristique régionale. En partie grâce au tourisme hivernal, Auvergne-Rhône-Alpes concentre 21% des dépenses touristiques nationales annuelles, juste derrière l’Ile-de-France (23 %).


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