• Jean-François Bélanger

Les ambitions de Green River Cruise


Créée en 2012 à Paris, le croisiériste fluvial Green River Cruise traverse la crise actuelle dans une relative sérénité. Il a fait le pari d’une flotte à 100% électrique d’ici les prochains Jeux Olympiques de 2024 et vient de se voir livrer ses deux premiers bateaux à propulsion électrique. Il nourrit des projets de développement dans d’autres villes françaises.

Fabriqués dans les ateliers de l’entreprise française Sunwave d’Istres (13), les deux premiers bateaux électriques et solaires viennent de faire leur apparition sur la Seine et sur la Marne depuis cet été.

C’était la finalité de Green River Cruise dès sa création en 2012 mais jusque-là, la compagnie exploitait une flotte de 6 bateaux a propulsion traditionnelle pour des croisières personnalisées à destination de petits groupes d’une taille de 12 personnes au maximum.

Les croisiéristes embarquent au cœur de Paris, quai de l’Hôtel de Ville, pour des prestations sur mesure à partir de 34 euros par personne. Pour agrémenter les découvertes, Green River Cruise s’est attaché les services d’un traiteur spécialisé sur les produits de la mer.

Les deux nouveaux bateaux qui ont une autonomie de six heures glissent sur la rivière en silence. Pour les deux premiers navires, il en a couté 400 000 euros. « ils sont plus cher à l’achat mais moins cher en exploitation que des bateaux thermiques », constate Evrard De La Hamayde, co-fondateur de Green River Cruise.

Un trafic soutenu durant l’été

« Nous rêvons de faire de Paris la même chose qu’à Amsterdam où les bateaux électriques naviguent depuis longtemps », ambitionne Evrard De La Hamayde. La perspective des Jeux Olympiques de 2024 figure dans son horizon.

« Nous souhaitons à cette date avoir nos six autres bateaux propulsés par l’électricité », ambitionne-t-il. D’ici là, Green River Cruise traverse l’épisode actuel tant bien que mal. En 2019, avec ses 6 bateaux, la société avait totalisé 1 500 croisières pour un chiffre d’affaires de 600 000 euros.

« Nous avions environ 40 % de touristes internationaux mais cette année, la clientèle locale a compensé la chute de la clientèle étrangère ».

Au-delà, il souhaite exporter ce modèle dans d’autres villes où existe une tradition de croisières. « Si à Strasbourg, il existe déjà du monde, nous pensons dans un premier temps à Bordeaux et à Nantes, puis à Lyon », envisage Evrad De La Hamayde.

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