• Jean-François Bélanger

Sortie de piste pour la Cité Internationale de la Gastronomie lyonnaise


Sitôt les résultats aux élections publiés, l’opérateur choisi par l’ancienne équipe métropolitaine, l’espagnol Magma Cultura, a jeté l’éponge. Inaugurée en octobre dernier, la Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon n’aura pas été exploitée six mois !

Le concept de Cité Internationale de la Gastronomie fait partie des équipements culturels à vocation touristique qui s’inscrivent dans les engagements de l’Etat français mis en place à la suite de l’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco du « repas gastronomique des français », en 2010.

Compte tenu de son histoire de ville gourmande, Lyon ne pouvait passer à côté de ce label avec cinq autres villes françaises. Et elle avait retenu l’un des sites emblématiques de l’histoire de la presqu’île lyonnaise, souhaitant en faire une locomotive du Grand Hôtel Dieu, ensemble architectural remarquable du XVIe au XVIIIe siècle.

Aux côtés de l’Intercontinental et des commerces de luxe, ce fut l’un des chantiers de réhabilitation l’un des plus importants d’Europe, en centre-ville. La Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon proposait sur 4 000 m² ce qui ce fait de mieux en matière d’alimentation et de santé.

Mais plusieurs polémiques avaient déjà précédé son ouverture. Au poste de président du comité d’organisation stratégique, la Métropole avait préféré Régis Marcon, un chef triplement étoilé Michelin auvergnat aux Toques Blanches Lyonnaises, association locale qui se voyait comme détentrice du patrimoine local. Et, après appel d’offres, c’était l’espagnol Magma Cultura qui se voyait attribuée l’été dernier l’exploitation face à des opérateurs locaux.

Régis Marcon non surpris

Pourtant l’aventure démarrait le 15 octobre dernier et s’arrêtait brutalement au milieu du mois de mars… sans rouvrir après la crise sanitaire puisque Magma Cultura vient d’annoncer à l’Afp son souhait de ne pas la poursuivre. Même Régis Marcon, toujours via l’Afp, se déclarait ne pas être surpris par cette fermeture. Il ajoutait « que le démarrage ne s’était pas bien passé, avec une scénographie loupée… l’exposition n’allait pas dans le sens populaire… ». Effectivement, avec un prix d’entrée de base à 12 euros auquel il fallait ajouter des options diverses, ce n’était pas des plus abordables. La nouvelle équipe métropolitaine démarre donc avec ce dossier gênant. Elle déclare mettre tout en œuvre, avec partenaires et mécènes, pour redonner un avenir à ce lieu emblématique et ré-ouvrir au plus vite le Grand Dôme. Cet équipement qui a couté près de 20 millions d’euros, tant aux contribuables qu’aux mécènes, envisageait une fréquentation annuelle à hauteur de 300 000 visiteurs.

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