• Jean-François Bélanger

Lyon aura une place à part dans le dispositif domestique d’Air France


A l’heure de la reprise progressive de son trafic, l’aéroport de Lyon Saint Exupéry, premier hub régional du groupe Air France, va devoir digérer les décisions prises par la compagnie nationale, contrainte de diminuer la voilure sur le court courrier. Mais Lyon pourrait cependant conserver un statut particulier.

Le groupe Air France est contraint, aussi bien par les mesures gouvernementales que par sa situation économique, de revoir sa politique dans l’Hexagone.

Le gouvernement lui a demandé, dans le cadre des mesures environnementales, de se retirer de toutes les liaisons d’une durée inférieure à 2 h 30, lorsqu’il existe une alternative ferroviaire, sauf à alimenter son hub de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Et de son côté la compagnie accuse de façon récurrente sur ce segment du court courrier un déficit de 200 M€ par an. Avec une vingtaine de destinations, l’aéroport lyonnais est avec Paris Orly le premier concerné par ces mesures.

Depuis Orly, outre Lyon, la compagnie devrait se retirer de Lille, Nantes, Rennes, Bordeaux, Strasbourg… pour arriver à une baisse de 40% de son trafic intérieur. Depuis Lyon, Orly comme Marseille, figure dans la cible.

L’alternative : Transavia ou la SNCF

Transavia est la compagnie montante du groupe Air France/KLM. Elle est présente à Lyon avec 11 destinations, pour l’essentiel positionnées sur des liaisons touristiques. Mais sera-t-elle concernée par les mêmes mesures que sa maison mère ?

Quant aux compagnies low cost, elles ont pour l’instant fort à faire pour assurer elles aussi leurs survies. Ryanair et Easyjet se démènent pour tenter de sauver le maximum de personnel tout en programmant une reprise progressive de leurs opérations.

Volotea semblerait la mieux placée pour tenter de reprendre les relations qui seront abandonnées. Finalement, le grand gagnant pourrait être la SNCF, avec le risque d’une hausse des tarifs.

Cependant Ben Smith, directeur général du groupe Air France/KLM a annoncé qu’il souhaitait maintenir à l’aéroport Saint Exupéry, un rôle de deuxième hub national, depuis où il traite son deuxième marché national et jadis hub euro régional du groupe.

Toujours dans la stratégie du plan de redressement de la compagnie, un prochain conseil d’administration d’Air France devrait valider une augmentation du capital de sa filiale Hop Air France d’un montant de 200 M€.

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