• Jean-François Bélanger

Les nouvelles ambitions du Tramway du Mont-Blanc


En reconduisant l’exploitation du Tramway du Mont-Blanc (TMB), pour une durée de 15 ans à partir du 1er juin 2020, à la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), associée en la circonstance à la Caisse des Dépôts et Consignation, son propriétaire, le Conseil Départemental de Haute-Savoie, ambitionne de redonner un nouvel élan à cet équipement touristique.

Cette vénérable installation date de 1908. Entre Saint-Gervais-les-Bains, à 580 mètres, jusqu’au Nid d’Aigle, à 2 372 mètres d’altitude, avec un tracé de 12,5 kilomètres, c’est le plus haut chemin de fer à crémaillère de France. « Il donne accès à tout un chacun à une expérience de la haute montagne », comme l’illustre Christian Monteil, président du conseil départemental de Haute-Savoie. Mais elle commençait à montrer des signes de fatigue, avec un matériel roulant vieillissant et des gares et haltes manquant d’attractivité. Le nouveau partenariat voté le 14 avril vise une redynamisation de l’ensemble.

80 M€ d’investissements publics

Parmi les plus lourdes innovations, on notera l’arrivée, en 2022, de trois trains neufs acquis auprès de la société Stadler, puis d’un quatrième hybride (électrique et thermique) l’année suivante.

A Saint-Gervais-les-Bains, avec la remise en état de la gare un espace muséal et de restauration sera aménagé. Il permettra au visiteur de découvrir l’histoire de l’ouvrage et de ses territoires. Au sommet, un autre bâtiment montagnard de 450 m² proposera exposition, boutique, restaurant… Par ailleurs, la voie sera prolongée de 300 mètres. Les travaux s’échelonneront jusqu’en 2026.

210 000 passagers en 2034

De son côté, la CMB s’engage à élargir l’exploitation : « aujourd’hui, le TMB enregistre 140 000 passagers par an, contre 200 000 il y a quelques années. Nous comptons arriver à 185 000 en 2026 puis à 210 000, en 2034 », ambitionne Mathieu Dechavanne, PDG de CMB. « Nous allons réinstaller le Tmb dans les programmes des voyagistes et groupistes européens », promet-il.

Chaque rame, avec deux wagons, peut emporter 300 passagers à chaque trajet. Ce trafic envisagé correspondrait à un chiffre d’affaires de 3,3 M€ contre 1,8 M€ aujourd’hui. Pour y parvenir, il est prévu de passer de 200 jours d’exploitation par an aujourd’hui à 245 jours, été comme hiver.

Au global, le Département va investir 65 M€ et garantir pour 15 M€ l’équilibre de l’exploitation sur la durée du contrat, afin de faire du TMB une véritable locomotive touristique, au profit de l’économie locale.

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