• Jean-François Bélanger

2020 : un milliard de touristes en moins


01/02/2020 - L’Organisation Mondiale du Tourisme vient d’annoncer les chiffres de la fréquentation internationale pour l’année 2020. Comme l’on pouvait s’y attendre, le nombre d’arrivées internationales chute de 74% par rapport à 2019.


Cela correspond en fait à un milliard de touristes internationaux en moins et à une perte de recettes de 1 300 Mds$.


La limitation forte des relations internationales et le repli de la clientèle sur les destinations domestiques, lorsqu’elles sont autorisées, ont provoqué l’effondrement du tourisme international sur l’ensemble de la planète.


A l’image de la pandémie, aucune zone n’est épargnée. L’Asie qui, chronologiquement a été la première impactée par le coronavirus, enregistre une baisse de 84%.


Les zones suivent ensuite en fonction de leur date d’entrée à l’exposition à la pandémie. Le Moyen Orient -76%, l’Europe - 71%, l’Afrique -70% et l’Amérique -69%.


Compte tenu de son poids, c’est l’Europe qui, a elle seule, concentre la moitié de la perte du trafic mondial avec une baisse de 500 millions de touristes internationaux.


L’avenir : tourisme de plein-air et nature


Reste à savoir comment vont évoluer les choses. En ce début d’année, sur l’ensemble des destinations du globe, l’heure est davantage au durcissement des mesures et à la fermeture des frontières qu’à un assouplissement.


Logiquement, c’est donc une dégradation des perspectives globales de rebond en 2021 qui est observée. Selon la dernière enquête de l’Organisation Mondial du Tourisme, 50% des personnes interrogées s’attendent à ce que le rebond ne se produise qu’en 2022. Elles étaient 21 en octobre dernier.


Mais la plupart des experts cités par l’institution estiment quant à eux que le retour à la situation de 2019 ne se fera qu’en 2024, voire après.


Quand le tourisme reprendra, les experts de l’organisation Mondiale du Tourisme s’attendent à une augmentation de la demande d’activités de tourisme de plein air et de nature et à ce que le tourisme interne et les expériences de voyages où l’on prend son temps (slow travel) suscitent un intérêt accru.

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