• Jean-François Bélanger

2020 : coût d’arrêt pour l’hôtellerie



29/01/2021- Comme l’on pouvait s’y attendre, les dix mois de l’année 2020 contrariés par la crise sanitaire ont fortement impacté les résultats de l’hôtellerie française.


Selon le cabinet spécialisé MKG, toutes catégories confondues, l’année 2020 s’est terminée au global, sur une baisse du revenu par chambre disponible de 61,3%. Et en ce début d’année 2021, rien ne semble modifier la médiocrité de la conjoncture.


L’année dernière avait pourtant bien débuté. Pour les deux premiers mois de l’année, le principal indicateur de l’activité hôtelière, le Revenu par chambre disponible (Revpar) qui combine taux d’occupation et prix moyen, était en hausse respectivement de 3,5% pour janvier, et de 0,7% en février.


Ensuite, le secteur a connu une évolution contrastée avec des baisses plus ou moins profondes. Le Revpar a ainsi décroché de plus de 90% en avril, de plus de 70% en novembre sur le territoire, alors que sa baisse a été limitée à moins de 40% en août.


Le haut de gamme dans la tourmente


Sur l’ensemble de l’année, ce sont les établissements de gammes supérieures qui ont enregistré les plus mauvais résultats. Une chute de 73,7% du Revpar à comparer avec les établissements d’entrée de gamme qui l’ont limité à 43,5 %.


Paris le plus touché : 77,5% de baisse sur l’année

D’un point de vue territorial, la Région Ile-de-France paie le plus lourd tribut à cette situation inédite.


Le poids lourd du secteur, qui représente 38% du chiffre d’affaires de l’hôtellerie française, enregistre un effondrement du Revpar de 72,8%. Et l’indicateur plonge même à Paris de 77,8%.


Les deux autres Régions qui complètent le podium, accaparent chacune 12% du poids national de l’hôtellerie, Auvergne-Rhône-Alpes et Sud-Provence-Alpes-Côte-d’Azur voient ce ratio respectivement diminuer de 51,1% et de 59,6%.


Finalement, c’est la Bretagne qui affiche la performance la moins mauvaise avec une baisse de 41,7%. Les grandes métropoles sont plus pénalisées : Strasbourg (-69,4%), Nice (-68,4%, Lyon (-59,3%)…


L’ Europe du sud ou du centre au point mort


L’importance du marché intérieur a malgré tout empêché l’hôtellerie hexagonale de se situer au-dessous d’autres destinations plus dépendantes du marché international.


Le Revpar a ainsi fondu de 83,3% en Tchéquie, de 80,5% en Hongrie, de 77,4% en Grèce, et de 75,2% pour l’Espagne…


Il faut dire qu’en France, le marché touristique intérieur génère 64,8% des nuitées, comme 63,8% en Allemagne.

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