Visa pour la Chine : une décision qui ne passe pas…

A compter du 15 juillet prochain, la collecte des empreintes digitales pour tout demandeur français de visa sera obligatoire. Cette mesure s’applique quel que soit le but du séjour et le type de visa sollicité.

 

Cette décision de la Chine se fonde sur le principe de réciprocité, l’Union européenne exigeant des ressortissants chinois un relevé d’empreintes pour la délivrance de visas Schengen.

 

Face à cette mesure, Les Entreprises du Voyage (EDV), le Syndicat des Entreprises de Tour-Operating (Seto) et la Pacific Asia Travel Association (Pata) se mobilisent, estimant notamment qu’elle implique la présence physique de chaque demandeur dans l’un des quatre centres de visa chinois habilités à Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg.

 

Ce dispositif, qui est rendu public seulement quelques jours avant son entrée en vigueur, « vient contrarier de nombreux projets de départs organisés par les agences de voyages et les tour-opérateurs », souligne le communiqué commun.

 

Les salariés français postulant à un visa de loisirs devront prendre une journée de congé pour se rendre dans l’un des centres de visa chinois. Cela occasionnera, en outre, des frais de déplacement pour les demandeurs de visa ne résidant pas à proximité géographique de ces centres.

 

 

Premières annulations de voyages de groupes organisés

 

Cette décision « risque d’avoir un effet dissuasif sur certains touristes (complications administratives, longueur des procédures, obligation de se déplacer, coûts ...) et donc entraîner une baisse de fréquentation pour cette destination », poursuit le communiqué.

 

La demande de visa actuelle « est déjà contraignante » et constitue un véritable frein pour les Français se rendant en Chine. Le formulaire est très long à remplir, avec une multitude de justificatifs à fournir, y compris sur les revenus de la personne qui voyage...

 

Les professionnels français du voyage ont, d’ores et déjà, enregistré les premières annulations de voyages de groupes organisés par des comités d’entreprise, ainsi que dans le cadre de salons et congrès, sur des départs programmés pour l’hiver 2019/20 et même le printemps 2020.

 

Les Entreprises du Voyage, le Seto et la Pata ont donc entrepris des démarches auprès des autorités tant chinoises que françaises afin de les sensibiliser sur l’urgence d’obtenir un moratoire de la décision de la Chine.

 

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