Jouer à armes égales

C’est à Lyon, le 22 février, que Laurent Duc, président général de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) du Rhône, en compagnie de Béatrice Rondy, présidente Auvergne-Rhône-Alpes du Groupement national des chaînes hôtelières (GNC), a donné le coup d’envoi d’un tour de France destiné à  inciter les municipalités à mieux contrôler les plateformes proposant des locations touristiques entre particuliers.

 

Les représentants des professionnels de l’hôtellerie, qui se rendront ainsi dans 22 villes de France, demanderont aux municipalités de faire appliquer la réglementation concernant les locations meublées de courte durée.

 

« Aujourd’hui, la loi existe et il est important que les municipalités se l’approprient », argumente Laurent Duc. En clair, il importe pour les mairies de mettre en place la procédure du changement d’usage de biens loués, puis celle du numéro d’enregistrement. En cas de non respect, la loi prévoit des amendes de 5000 euros à 10 000 euros, pour les propriétaires, et de 12 500 euros à 50 000 euros pour les sociétés de mises en relation.

Laurent Duc,  président général de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih) du Rhône,

et Béatrice Rondy, présidente Auvergne-Rhône-Alpes du Groupement National des Chaînes hôtelières (GNC).

 

 

 

 « En prenant exemple sur la ville de Lyon, compte tenu du fait que 89,6% des annonces sont illégales, c’est 105 millions d’euros d’amendes qui peuvent être potentiellement requises. Encore faut-il que les municipalités les mettent en  œuvre », illustre Laurent Duc. Et ce serait dans leur intérêt puisqu’elles en sont destinataires. Une façon aussi de rééquilibrer la perception des taxes de séjour.

 

Aujourd’hui, avec 360 millions d’euros reversés aux communes, la taxe de séjour est supportée à 85% par l’hôtellerie traditionnelle, contre 1% par l’un des acteurs majeurs du secteur, Airbnb, qui annonce un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros en France.

 

« Nous ne sommes pas opposés à l’hôtellerie collaborative qui répond à certains besoins, mais nous demandons une concurrence équitable et respectueuse de notre fiscalité. Il en va de la survie de nos métiers », justifie Laurent Duc. « Il y a de la place pour tout le monde, mais le problème c’est que le concept de l’économie collaborative est détourné, et nous demandons de faire respecter la loi », a renchéri Béatrice Rondy.

 

 

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