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« Gilets jaunes », emploi, Airbnb… au congrès de l’Umih

Après ses déclarations plutôt pessimistes sur la fin d’année, à l’AFP, portant sur le mouvement des « gilets jaunes », Roland Héguy, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih), a tenu un discours plutôt offensif devant ses troupes à l’occasion de la 66eédition de son congrès national à Saint-Etienne. Un congrès, organisé du 4 au 6 décembre, dont le thème était « Ici, on recrute ! ». 

 

« La manifestation du 1er décembre a massacré l’image accueillante de Paris et de la France. Je considère que les fêtes de Noël sont compromises, voire fichues », avait déclaré Roland Héguy à l’AFP. Laurent Duc, président de la branche hôtelière et de la délégation du Rhône de l’Umih, a nuancé le discours de son président : « pour la Fête des Lumières, qui démarre ce 6 décembre et se poursuivra jusqu’au 9 à Lyon, aucune annulation hôtelière n’a été portée à ce jour à ma connaissance. En revanche, nous n’avons plus comme les autres années des réservations de dernière minute ».

 

Roland Héguy, président confédéral de l’Umih, au Centre des Congrès de Saint-Etienne.

 

 

Après avoir, cependant, affiché une certaine convergence de vue avec les « gilets jaunes » en soulignant « qu’en matière d’injustice fiscale, nous aussi, on en connaît un bout ! », le congrès s’est tourné vers ses préoccupations, au premier rang desquels figure la question de l’emploi. Durant l’été 2018, ce sont entre 50 000 et 100 000 postes qui n’ont pas été pourvus dans la trentaine de métiers représentés par l’Umih. On connaît les freins à l’emploi de la branche : problèmes d’attractivité, de rémunération, de conditions de travail… 

 

En visite à ce 66econgrès, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a d’ailleurs avancé quelques pistes, comme « la fin des charges sociales sur les heures supplémentaires en 2019», un dispositif qui, selon lui, « permettra d’augmenter les salaires ». 

 

Cette pénurie d’emplois est d’autant plus paradoxale dans les zones rurales, au moment où, justement, il est question de fracture sociale et territoriale. Aujourd’hui, par exemple, sur 32 000 communes rurales, 26 000 d’entre elles n’ont plus de café. C’est pour cela que l’Umih veut s’inscrire dans une action anti-désertification. Dans cet esprit, Thierry Perbet, président de l’Umih Cantal suggère « la création de zones franches » pour encourager les initiatives.

 

Autre lutte : celle concernant la concurrence déloyale. Dans la foulée de l’appel gagné contre Expedia (marque hotels.com) l’année dernière (un recours en cassation est en cours), l’Umih vient d’assigner la plateforme Airbnb devant le tribunal de commerce de Paris. L’audience est attendue pour le printemps 2019.

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