« Coup bas porté en douce au droit aux vacances »

Dans un communiqué commun, Les Entreprises du Voyage, le Syndicat des Entreprises de Tour-operating (Seto), le Cercle Economique des Agences Groupistes (CEAG) et l’Unosel sont « vent debout » quant aux aides aux vacances des comités d’entreprise (CE) qui seront taxées à partir du 1erjanvier 2019. 

 

« Les députés ont adopté un amendement « anti-social » proposé par Paul Christophe, député UDI du Nord, visant à assujettir ces aides au-delà d’un plafond de 331 euros par an et par salarié aux cotisations sociales patronales (50%) et à l’impôt sur le revenu des salariés », souligne le communiqué.

 

 

Conséquence : des le 1er janvier 2019, le budget des CE pour aider les salariés à partir en vacances sera donc amputé de 50%. De plus, ils seront contraints de payer des impôts sur ces aides.

 

Pour les professionnels, « l’amendement Christophe va rogner le pouvoir d’achat de 12 millions de salariés et retraités bénéficiant des prestations sociales servies par 33 000 comités d’entreprises et amicales du personnel ». Et de faire référence au site comitedentreprise.info pour rappeler que 57% du budget socio-culturel des CE est consacré aux vacances et aux loisirs.

 

« Les bas revenus seront les premiers à souffrir de cette mesure », poursuit le communiqué. D’autant que, selon une enquête BVA pour l’Agence nationale des Chèques Vacances, un foyer sur cinq ne partirait pas en vacances sans les aides des comités d’entreprise.

 

« Si les salariés les moins favorisés sont les premiers visés, cette mesure va avoir pour effet secondaire la suppression de milliers d’emplois dans le secteur du tourisme ». Des territoires aux clubs de vacances en passant par les musées et monuments historiques, les transporteurs, les parcs d’attractions…

 

Soumettre les aides aux vacances aux prélèvements sociaux et fiscaux privera l’industrie française de tourisme de l’effet multiplicateur procuré par la contribution des comités d’entreprise : un euro subventionné pour quatre à six euros de retombées économiques, selon Gilles Caire, économiste du tourisme et des vacances à l’université de Poitiers, à propos notamment du chèque-vacances distribué par les CE.

 

« L’amendement Christophe est aussi une attaque contre les colonies de vacances, et aussi contre les séjours linguistiques financés pour moitié par les aides des comités d’entreprise», conclut le communiqué. Les professionnels demandent, donc, « la suppression de cette mesure au profit de l’ouverture d’une concertation avec les pouvoirs publics ».

 

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