• Catherine Mautalent

Confédération des Acteurs du Tourisme : bilan d’étape

Il y a plus d’un an maintenant, la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT) voyait le jour. Elle réunit 14 organisations professionnelles représentatives et associations du secteur du tourisme, totalisant 45 000 entreprises (hôtels, autocaristes, agences de voyages, tour-opérateurs…). Toujours absent : l’aérien. « Les discussions avec la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM) se poursuivent… », glisse René- Marc Chikli, président du Seto.

Où en est la CAT aujourd’hui ? Sur quels chantiers travaille-t-elle? Un bilan d’étape a été dressé, hier, mercredi 17 octobre, lors d’une conférence de presse qui se tenait à Paris. « Chacune des organisations a trouvé sa place au sein de la CAT, nous échangeons tous les deux mois, nous travaillons de façon collective parce qu’il faut agir maintenant avant de réagir quand il sera trop tard », annonce d’emblée Roland Heguy, président de la confédération (… et de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie - UMIH).

Le leitmotiv de la CAT, c’est de préparer « l’avenir du tourisme en France ». Et donc d’anticiper en s’attachant à « régler les contraintes actuelles du secteur », poursuit-il. Et, elles sont nombreuses… Que ce soit en termes d’emploi, de formation, de réglementation du travail pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises, de l’aménagement de la TVA sur la marge des agents de voyages, de rythmes scolaires, de répartition des flux touristique sur le territoire hexagonal, d’amélioration des dessertes et de l’accueil, de simplication administrative… Le chantier est vaste, les avancées lentes. D’autant qu’elles induisent une politique d’investissements à la hauteur des ambitions.

En matière d’accessibilité et d’accueil, par exemple, la CAT souhaite renforcer la « chaîne de mobilité » touristique pour en fluidifier le fonctionnement. Elle cible plusieurs zones d’intervention prioritaires : aéroports (« qui doivent avoir des droits de trafic», souligne Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage), gares ferroviaires et routières («ces dernières sont trop peu nombreuses à ce jour », confirme Cyril Darbier, président de la commission tourisme à la FNTV), mais aussi points d’arrêt, transports en commun, sites touristiques ou encore zones de dépose et de reprise pour le tourisme de groupe.

« En améliorant l’accessibilité, cela permettra d’inverser les 80% de fréquentation touristique concentrés sur 20% du territoire national »,relève Jean-Luc Michaud, président de l’Institut Français du Tourisme. Des flux qui peuvent aussi être régulés, en créant de l’offre thématique destinées à irriguer un territoire (à l’exemple de l’œnotourisme) ou encore « par un réaménagement des horaires des sites et des musées », ajoute René-Marc Chikli.

« Notre difficulté aujourd’hui est de ne pas avoir un ministère du Tourisme »,martèle Roland Heguy. D’autant que « nous sommes un des rares secteurs en croissance »,renchérit René-Marc Chikli. Un secteur animé, rappelons-le, par plus de deux millions de professionnels en France, qui contribuent à façonner l’expérience vécue par les touristes accueillis chaque année sur le territoire national.

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