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Nouvelle directive des voyages à forfait : point d’étape

Le 1er juillet, la nouvelle directive des voyages à forfait et les prestations de voyages liées est entrée en vigueur. Plus de deux mois plus tard, Jürgen Bachmann, secrétaire général du Seto, Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage et Emmanuel Toromanoff, secrétaire général de l’APST, ont souhaité faire un point.

 

« Depuis deux mois, nous avons eu environ 600 appels d’agents de voyages sur le sujet,révèle Valérie Boned. Les questions ont principalement porté sur le contrat, aux côtés de la relecture des conditions générales de vente ou encore les formulaires d’informations pré-contractuelles ». Il est vrai que les choses ne sont pas simples. « Cela est même sportif ! »,glisse Jürgen Bachmann.

 

Parce que l’objectif de cette réforme est de renforcer l’obligation d’information des professionnels vis-à-vis du consommateur (qu’il soit en individuel ou en groupe) et de conférer à ce dernier des droits nouveaux avant, pendant et après le voyage (cession du contrat à une autre personne, résolution du contrat en cas d’augmentation du prix du voyage ou de modification significative, réduction de prix, droit de résoudre le contrat pendant l’exécution, droit à compensation)… 

 

Des obligations et des responsabilités que les professionnels du voyage « doivent supporter face à ce renforcement des droits des voyageurs,ne peut que constater Valérie Boned. Cela va peser plus lourdement dans leur activité quotidienne comme en termes de coût ».

 

« C’est bien dans la relation avec le client que tout va se jouer, et celle-ci sera sans doute plus tendue»,poursuit-elle, estimant qu’il ne faut cependant pas «laisser le consommateur libre de décider ». Même s’ils ont plus de droits ! « D’où l’obligation de vigilance pour les agents de voyages », estime Valérie Boned. D’où aussi, pour l’agent de voyages d’être sûr de ses fournisseurs. « C’est une nécessité », martèle-t-elle.

 

Dans le même temps, la nouvelle directive devrait démontrer la plus-value du savoir-faire des professionnels et de leur engagement, surtout en présence de difficultés majeures. Ce que confirme Valérie Boned : « l’enjeu est de faire comprendre au consommateur son intérêt à passer par un intermédiaire professionnel, à nous, de notre côté de valoriser cette intermédiation ». « Valoriser notre métier pour en faire un argument porteur », renchérit pour sa part Jürgen Bachmann. 

 

Reste encore la question de la responsabilité de plein droit, spécificité française, « et qui influence les juges de première instance », glisse Valérie Boned. Au printemps dernier, le Seto, l’APST et les Entreprises du Voyage ont fait un recours en annulation devant le Conseil d’Etat. « A ce jour, ce combat, que nous estimons légitime, continue », conclut-elle.

 

(De g. à d.) : Emmanuel Toromanoff, secrétaire général de l’APST, Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage et Jürgen Bachmann, secrétaire général du Seto

 

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