• Catherine Mautalent

" 2018 est une année charnière "

Hier, mardi 24 avril, lors d’une conférence de presse, Les Entreprises du Voyage a souhaité faire le point sur « un environnement social compliqué pour nos métiers en raison des grèves à la SNCF et Air France, annonçait en préambule Jean-Pierre Mas, son président. 2018 est une année charnière pour nous. Nous subissons à ce jour 21 journées de grèves cumulées, cette situation impacte fortement notre activité globale ».

Rappelant que le rôle des agences de voyages était d’organiser les déplacements de clients loisirs et affaires, Jean-Pierre Mas ne pouvait que constater qu’aujourd’hui ce rôle « constituait à les réorganiser au jour le jour ». Une situation entraînant «un surcoût de travail en heures supplémentaires estimé à 500 000 euros par jour de grève », soulignait-il.

Et la facture ne s’arrête pas là. « Toutes les prestations fournies dans le cadre d’un voyage, mais non consommées sont aussi un surcoût financier qui s’est chiffré lors de la première semaine de grèves à un million d’euros », ajoutait Jean-Pierre Mas. Un montant qui devrait être équivalent chaque semaine passant. A ce jour, ce sont les agences de voyages basées en province « qui sont les plus pénalisées en raison des pré-acheminents », relevait-il.

Sans compter, « l’image déplorable donnée à la France tant sur le plan touristique qu’économique, en raison des reportages tournant en boucle sur les télévisions étrangères ».

Soutien à Jean-Marc-Janaillac

Un contexte qui conduit Jean-Pierre Mas à « exprimer une très forte solidarité au président d’Air France », d’approuver son initiative quant au référendum qu’il lancera prochainement auprès de tous les salariés. Il regrette cependant que « par leur aveuglement, les grévistes nuisent à la compagnie sur des demandes déraisonnables ». Les cheminots n’ont également pas échappé à la critique de Jean-Pierre Mas estimant « qu’ils entendent protéger un statut d’un autre siècle sans voir que le monde a évolué ».

Le président des Entreprises du Voyage n’exclut pas d’envisager à terme « de demander réparation à la SNCF et à Air France », comme cela avait déjà été entrepris en 2014, le syndicat ayant alors obtenu gain de cause. Mais, « aujourd’hui, notre priorité n’est pas là, elle est d’abord d’assurer les déplacements de nos clients, et surtout de sortir de ce conflit social ».

« Malgré les grèves, nous restons dans une situation positive et les intentions de voyages sur juillet et août ne sont pas altérées, contrairement aux ponts de mai », ajoutait, pour sa part, Richard Soubielle, vice-président, en présentant le bilan et les perspectives de l’activité de distribution. Sauf pour la France qui affiche -9%, mais +8% en moyen-courrier et +1% sur le long-courrier (en nombre de passagers).

Avec des clients toujours très attentifs à leur budget. Et des anticipations d’achat du marché français sur les moyen et long-courriers à plus de trois mois, « ce qui est rassurant pour nos entreprises », concluait-il.

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