• Christian Brohier

Air France : Jean-Marc Janaillac joue son poste

La direction et l’intersyndicale d’Air France se sont quittées le vendredi 20 avril dernier sur un constat d’échec.

Jean-Marc Janaillac, Pdg du groupe franco-néerlandais, a annoncé qu’il allait consulter par référendum tous les salariés de la compagnie sur sa dernière proposition salariale, rejetée par les syndicats. En cas de vote négatif, il compte démissionner. En cas de vote positif, l’accord sera alors représenté à signature.

Cette consultation, qui n’a pas de valeur légale, se déroulera par vote électronique du 26 avril à début mai. Lundi 16 avril, Air France avait mis sur la table un projet d’accord final, soumis à signature jusqu’au vendredi midi, prévoyant une augmentation de 2% immédiatement et une hausse de 5% sur la période 2019/2021.

La dernière proposition des syndicats, tous métiers confondus (pilotes, hôtesses et stewards, agents au sol), porte sur 5,1% d'augmentation en deux temps en 2018 (+3,8% en avril et +1,3% en octobre). Ils réclamaient initialement 6%, au titre du "rattrapage" de six ans de gel des augmentations générales.

Après déjà neuf jours de grève, auxquelles vont s’ajouter celles des 23 et 24 avril, l’intersyndicale a annoncé pour « début mai » de nouvelles journées de grève (sans autre précision), et appelle à «accentuer » la mobilisation. Le conflit a déjà coûté plus de 220 millions d’euros à la compagnie, selon la direction.

La Fnam prend position

Dans un communiqué, la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) par les voix d’Alain Battisti (Chalair), son président, et de dirigeants des compagnies aériennes membres (Pascal de Izaguirre-Corsair International, Laurent Magnin-XL Airways La Compagnie, Frantz Yvelin-Aigle Azur, Marc Rochet-Air Caraïbes et French bee, et Bertrand d’Yvoire-Dassault Falcon Service), « soutiennent totalement l’initiative que vient de prendre Jean-Marc Janaillac ».

La Fnam rappelle que se déroulent depuis fin mars les Assises du transport aérien, visant à définir une stratégie pour le secteur en France. « Dans le cadre du conflit en cours, les postures de certaines organisations syndicales ne visent qu’à détruire le potentiel de l’entreprise, voire à nuire aux travaux des Assises », conclu-t-elle.

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