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Une compétitivité à améliorer

Au cours de la traditionnelle présentation des résultats du trafic des aéroports français, l’Union des Aéroports de France (UAF) a regretté des résultats moins bons en 2017 par rapport à ceux de l’Union européenne.

 

Si le trafic enregistré, depuis les différents aéroports français (métropole et Outre-mer) a progressé de 5,7% en 2017 en comparaison à 2016, avec 197, 081 471 millions de passagers, c’est sensiblement moins que le trafic de l’Union européenne (UE), qui a augmenté, lui, de 7,7% durant la même période.

 

Et le phénomène n’est pas d’hier puisqu’en 2016, la croissance nationale était de 3,1% contre 6,7%  au niveau de l’UE, de 3,1 % contre 6,6 %, en 2015… L’écart se creuse donc entre nos aéroports et ceux de nos voisins. « La France reste à l’écart et ne capte pas les trafics qu’elle devrait », selon Thomas Juin, président de l’UAF.

 

Les Assises du Transport Aérien, qui se dérouleront jusqu’en septembre, devraient favoriser les échanges entre les diverses parties prenantes du secteur. Et justement, Thomas Juin a pour mission d’améliorer la compétitivité et la connectivité des 150 aéroports adhérents. Plusieurs pistes sont évoquées : « avec des redevances comprises entre 15 et 20 euros par billet d’avion, nous souhaitons la mise en place d’un observatoire pour, dans un premier temps, mesurer précisément la fiscalité, et dans un second temps, réduire les écarts avec les pays voisins », annonce le président de l’UAF.

 

Autre point noir évoqué : les listes d’attentes en aéroport liées aux questions de sécurité. « Nous devons engager les discussions avec les ministres de l’Intérieur, des Finances et des Transports pour accélérer la numérisation des contrôles, limiter les temps d’attente entre 20 et 30 mn, afin de ne pas connaître les mésaventures d’Orly, l’été dernier », ajoute-t-il, sans cacher son inquiétude pour la prochaine saison estivale. Une performance accrue qui seraient profitables à tous : aéroports, compagnies et territoires.

 

Sur l’exercice 2017, c’est le trafic des low cost qui a tiré la croissance. Il y a contribué pour 56,9%. Et c’est encore plus vrai pour les plateformes régionales où leur contribution à la croissance a représenté 73,41%. Ce sont d’ailleurs les grands aéroports régionaux, qui ont enregistré en 2017 les meilleurs résultats. Ils ont contribué à hauteur de 48,25% à la croissance nationale contre 40,61% aux aéroports parisiens, même si ceux-ci représentent encore 54,80% du trafic national.

 

Thomas Juin, Président de l’UAF.

 

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