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" Les grévistes d'Air France ont perdu le sens des réalités "

La grève « a pour objet d’exercer une pression sur l’employeur afin de faire aboutir une revendication. Lors des grèves des transports, la pression s’exerce sur les voyageurs, victimes collatérales de revendications qu’ils n’ont aucun moyen de satisfaire », annonce d’emblée un communiqué des Entreprises du Voyage (EDV).

Le trafic SNCF est paralysé par 35% de cheminots grévistes. « Ils entendent protéger un statut d’un autre siècle. La retraite entre 52 et 57 ans, par exemple, date de l’époque des machines à vapeur et des escarbilles, il y a quatre vingts ans, l’espérance de vie était alors inférieure de 20 ans à celle de 2018 », poursuit le communiqué.

 

« Les grévistes d’Air France ont perdu le sens des réalités ». Même si elle s’est améliorée en 2017 sous l’effet du bas prix du carburant, la situation économique de la compagnie demeure en retrait sensible par rapport à ses concurrents européens (Lufthansa et British Airways), et à ceux du golfe persique comme aux low cost. « Les exigences des pilotes sont totalement irréalistes pour une compagnie qui doit améliorer sa productivité ».

Pour EDV, les grévistes pénalisent à long terme Air France : la concurrence est très ouverte, les offres sont nombreuses et non dépourvues de qualité. Ce « conflit long se traduira par une désaffection des clients de la compagnie ». EDV appelle, donc, les personnels à la raison. « En allant dans le mur, ils entraînent avec eux une entreprise en cours de redressement ».

 

Quatre types de répercussions

 

EDV estime que les répercussions de ces mouvements sont de quatre types. A commencer par le surcroît de travail auquel doivent faire face les agences de voyages pour réorganiser les déplacements de leurs clients, estimé à 500 000 euros par jour de grève. Quotidiennement, en France, 45 000 trajets Air France et 55 000 billets SNCF (essentiellement TGV et grandes lignes) résultent d’émissions effectuées par les agences. 



 

EDV pointe les conséquences liées à l’impossibilité d’utiliser des prestations déjà payées qui peuvent être très élevées : impossibilité de rejoindre le port de départ pour une croisière, circuit au Japon irréalisable en raison de l’annulation du vol Air France Paris-Tokyo, annulation d’un voyage scolaire en train... Ces frais feront l’objet d’une analyse, mais sont d’ores et déjà estimés à plus d’un million d’euros pour la première semaine d’avril. 



 

S’ajoute la baisse des prises de commandes pendant les périodes de grève, de l’ordre de 20% par rapport à la même période de 2017. Même si une partie des vacances d’été se rattrapera, les ponts de mai pour lesquels la décision de vacances est assez tardive ne se rattraperont que très partiellement. 



 

Enfin, l’attractivité touristique et économique de la France est fortement altérée : les images des cohues dans les gares sont reprises en boucle dans le monde entier par les médias. C’est en avril et mai que l’on organise ses vacances d’été, et les arbitrages de voyages s’effectueront au profit de destinations jugées plus sereines que la France. « Ce retard ne se rattrapera pas et ralentira les bonnes performances de la destination », conclut les Entreprises du Voyage.

 

 

 

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