• Catherine Mautalent

Le Puy du Fou en danger ?

Mauvaise nouvelle pour les organisateurs de grands spectacles son et lumière. Le gouvernement a souhaité encadrer le statut des bénévoles, participant à des spectacles à but lucratif avec billetterie.

Dans ce contexte, un arrêté d’application d’une loi votée en 2016, pour protéger les artistes salariés et éviter que les bénévoles ne servent de main-d’œuvre, a été publié le 25 janvier dernier au Journal Officiel.

Mais, cet arrêté a mis le feu aux poudres du côté du Puy du Fou, qui emploie à lui seul 4000 bénévoles. Pour le créateur du site vendéen, Philippe de Villiers, il constitue une « menace » pour la Cinéscénie, allant même jusqu’à twitter : « C’est la mort programmée du Puy du Fou » .

Concrètement, un bénévole ne pourrait pas participer plus de huit fois par an à un même spectacle. La Cinéscénie propose 28 représentations par saison, avec des bénévoles qui s’engagent « moralement » à y participer 15 fois par an.

Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, a fait valoir que la Cinéscénie et le Grand Parc étaient « deux entités juridiques et géographiques distinctes ». La première est chapeautée par une association à but non lucratif (même si le spectacle est payant), le second est « une société qui emploie 2000 personnes dont 600 intermittents du spectacle ».

La direction du parc vendéen négocie actuellement avec le ministère de la Culture pour échapper à la nouvelle législation.

Le Puy du Fou ouvrira ses portes le 7 avril prochain, avec deux créations originales : « le mystère de la Pérouse », un spectacle invitant à suivre les traces du célèbre explorateur du XVIIIe siècle, et le « café Madelon », un restaurant-cabaret.

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