Voyages Internationaux-Groupe Le Vacon. • Julien Hamon

Depuis septembre dernier, le groupe Le Vacon a ouvert une nouvelle page de son histoire : choix d’une marque unique pour ses 30 agences, Visages du Monde, harmonisation interne, et développement accru sur certaines destinations de son tour-opérateur Voyages Internationaux. Un cap décisif.

Consolider nos acquis pour

travailler efficacement demain

 C’est en 1952 que Pierre Le Vacon crée sa société à Plénée-Jugon, non loin de Dinan, dans les Côtes-d’Armor. Tout d’abord axée sur l’activité taxi-ambulance et l’acheminement postal, le transport en autocar y est rapidement associé. Au gré du développement du tourisme, les circuits s’organisent en France et dans les pays limitrophes, toujours en autocar. Mais c’est véritablement dans les années 80, lorsqu’Alain et Anne Hamon reprennent la société, que les premières agences de voyages voient le jour. Lancée en 1987, la marque Voyages Internationaux fédère d’abord une production touristique au départ de l’ouest. Trente ans plus tard, toutes ces activités - transporteur, agent de voyages et tour-opérateur - poursuivent leur développement sur tout le territoire.
 

V&G : comment fonctionne votre groupe ?

Julien Hamon : nous avons fait le choix d’activités dissociées, sans mélange possible. Tout d’abord, il y a la distribution, à travers nos 30 agences de voyages. Elles sont désormais réunies sous la marque Visages du Monde, déjà utilisées par certaines entités dans plusieurs régions de l’ouest de la France (les 13 Ambassades Fram disparaissent aussi au profit de la nouvelle marque. La collaboration avec le voyagiste toulousain se poursuivra dans le cadre des accords Selectour.

Par ailleurs, seule l’agence Look Voyages garde pour l’instant sa labellisation, ndlr).

Un gros travail en interne a d’ailleurs été nécessaire pour tout simplifier (y compris sur les supports de communication, comme un site unique dédié à Visages du Monde, les pages sur Facebook et, bien sûr les brochures, ndlr). Ensuite, il y a la production avec deux tour-opérateurs, Voyages Internationaux et Voyages de Maillard. De Maillard, basé à Angoulême, ancre ses départs sur la Charente, la Charente-Maritime et les départements limitrophes. Si tous deux sont à l’origine

des autocaristes, aujourd’hui ils offrent bien entendu du moyen et du long-courriers.

Et Voyages Internationaux poursuit son développement, que ce soit sur l’activité individuelle, les groupes et, plus récemment, sur les congrès et conventions. Toujours en btob. Il n’a jamais été dans notre ADN de travailler en direct.

V&G : quelles sont vos priorités ?
J. H. : on assiste à une importante mutation de notre métier. Par conséquent, nous travaillons à l’uniformisation de notre réseau. Après la mise en place de la marque Visages du Monde sur tous nos points de vente, nous sommes en train de mutualiser tous nos process, qu’ils soient commerciaux, comptables ou financiers. Nous devons consolider nos acquis pour travailler efficacement demain. Très clairement. Et nous sommes optimistes. Nous avons intégré nos équipes à ce projet depuis septembre dernier. Elles font un travail formidable et les résultats commerciaux sont à la hauteur.

V&G. : comment voyez-vous l’évolution sur le segment  autocariste?
J. H. : nous avons la chance de maintenir une très forte activité autocar. On assiste même à un rebond. C’est un marché qui était plutôt stagnant ces derniers temps, mais nous allons faire une belle année, meilleure que l’an dernier. Je ne sais pas si c’est la véritable explication, mais la loi Macron a pu contribuer au rajeunissement de l’image de l’autocar. Les gens se rendent compte que c’est un moyen de transport plutôt efficace, économique et écologique. Et puis notre production évolue aussi, avec des offres autour des fêtes comme les carnavals, des grands tours du Portugal ou d’Italie, le tout avec un très intéressant rapport qualité prix. Notre travail ? Transformer ce rebond. Et nos équipes s’y attèlent.  

V&G : depuis 2015, Voyages Internationaux est passé de tour-opérateur régional à tour-opérateur national.
Un premier bilan ?

J. H. : globalement, on a réussi à signer des référencements importants tel que Carrefour Voyages, Selectour…, et nous sommes passés d’’un peu plus de 200 agences de voyages à plus de 1000 aujourd’hui pour un chiffre d’affaires d’un peu plus de 30 millions d’euros pour Voyages Internationaux. Si les ventes accompagnent cette croissance, nous continuons à travailler sur le terrain auprès de nos partenaires. Et les retours sont vraiment bons.

V&G : des nouveautés parmi les offres Voyages Internationaux ? 
J. H. : deux sont particulièrement importantes pour nous. La première c’est la Bulgarie, sur laquelle nous avons ouvert des vols au départ de Nantes. C’est une destination qui fait sens pour nous, intéressante par son climat et la qualité de son offre hôtelière. Nous allons dépasser les 1200 pax pour la première année, c’est donc un beau lancement de produit. Et nous en poursuivons la programmation l’an prochain. La seconde concerne la brochure Italie avec, en grosse nouveauté, l’ouverture de la Sicile un peu avant IFTM Top Resa, qui se tiendra en septembre.

 

V&G : comment la clientèle évolue-t-elle ?
J. H. : si notre historique porte essentiellement sur une clientèle senior, notre stratégie est de capter une clientèle plus jeune, toujours avec la même qualité de service. Nos chefs de production travaillent sur des voyages découvertes, parfois thématiques, et en limitant le nombre de pax. Si les individuels prédominent encore, nous multiplions par deux d’année en année le nombre de pax que nous faisons voyager en groupe. De même si le long-courrier reste performant chez nous, le moyen-courrier a récupéré du dynamisme cette année.

V&G : quels sont vos atouts face à la concurrence ?
J. H. :  es enjeux sont d’abord au sein de notre entreprise. Car pour rester dans la course, il faut valider nos acquis, continuer à travailler nos points forts, offrir des produits  de qualité : c’est cela qui fait et a fait aussi la renommée et l’expertise de Voyages Internationaux. On ne doit pas perdre de vue ces fondamentaux. Et plutôt que regarder ce que font les autres, nous devons nous concentrer sur notre savoir-faire.


Propos recueillis par
Pascale Missoud


 

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