Initiative

France DMC Alliance :
l’union fait la force

Catherine Mautalent

Ne l’appelez plus French DMC Association, mais France DMC Alliance ! L’association professionnelle des agences réceptives françaises, qui a vu le jour en 2016, a pris un nouveau départ et affiche désormais une nouvelle dynamique. Explications avec Patricia Linot, sa présidente, et Jean-Luc Montembault, son trésorier.

« Ensemble, nous sommes plus forts ! », tel est le leitmotiv de l’association professionnelle des agences réceptives françaises baptisée depuis début 2018 France DMC Alliance. Elle a vu le jour en juin 2016, sous un autre nom, mais a toujours aujourd’hui les mêmes objectifs : fédérer, représenter, protéger et rendre visible à l’international les DMC en France. Et ce, « quelle que soit leur taille et quelles que soient les niches du marché touristique français sur lesquelles elles interviennent », peut-on lire dans les statuts.

 

« En 2017, soit un an après la création de l’association,  les agences réceptives membres (une dizaine alors, ndlr) pointaient du doigt les faiblesses de la structure associative, notamment en terme de gouvernance », explique Jean-Luc Montembault, trésorier de France DMC Alliance, et directeur de l’agence réceptive Cognac Tasting Tour.

 

Ce qui a conduit à la démission fin 2017 de l’ancien président, puis « à quelques mois de battement sur le début d’année 2018 durant lesquels il a fallu remettre les choses à plat », poursuit-il. Soit redéfinir précisément les objectifs de l’association et ses statuts, mettre en place un bureau et un conseil d’administration, cadrer la nature de ses membres (avec obligation d’être immatriculés).  Et parallèlement définir des axes de travail.

 

Commissions de travail

Dès juin 2018 ont ainsi été définies des commissions de travail, regroupant au minimum trois personnes. Ainsi, au côté d’une commission finances « a été créée une commission digicom, détaille Patricia Linot, présidente de France DMC Alliance, et directrice de l’agence Rendez-vous Fontainebleau. Elle est chargée de toute la communication interne à l’association, mais aussi externe et ce, tant auprès des agences réceptives françaises qui souhaiteraient nous rejoindre que vers les tour-opérateurs étrangers qui sont nos clients ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Troisième commission : celle dédiée aux partenariats. « Elle travaille sur deux axes différents, poursuit-elle, d’une part celui mené par les membres du bureau qui ont la charge de trouver des prestataires cherchant des relais de commercialisation (donc via les agences réceptives membres du réseau, ndlr) pour leurs produits, d’autre part celui intitulé « partenariats services», c’est à dire ceux qui sont à même de nous aider à mutualiser des moyens, par exemple avec un cabinet d’avocats, des assureurs… ».  Ou encore avec des écoles de tourisme.

 

« Nous avons signé avec trois d’entre elles, l’Estua d’Angers, Sup de Co La Rochelle et l’Escaet », indique Jean-Luc Montembault. L’objectif est triple. Il s’agit de présenter le fonctionnement des agences réceptives aux étudiants, « car dans le référentiel du BTS Tourisme, le métier de réceptif n’existe pas », glisse Patricia Linot. Puis de pouvoir répondre à des besoins en termes de ressources humaines, aider les jeunes à se former sur le terrain. Enfin de réaliser avec les étudiants et leurs professeurs des études dans le cadre de projets tutorés. A l’instar de celle qui vient d’être lancée sur le thème comment recevoir des repeaters chinois ?

 

D’autres actions sont également menées, comme celle de valoriser l’expertise des agences auprès des pouvoirs publics et des intervenants institutionnels du tourisme tels qu’Atout France, dont l’association est d’ailleurs membre depuis avril 2018.

 

Partenariats

Ou encore avec la Direction générale des entreprises (DGE). « Aujourd’hui, les agences réceptives ne sont pas intégrées dans un cadre de labellisation, nous avons donc rencontré la DGE à ce sujet, de manière à trouver… un label propre à nos entreprises », indique Jean-Luc Montembault.

 

La réflexion est en cours. « L’association est aussi partenaire du Welcome City Lab pour être proche des start-ups du tourisme, ajoute Patricia Linot. En septembre dernier, nous avons organisé une rencontre entre nos adhérents et huit start-ups pré-sélectionnées par rapport aux besoins des agences réceptives ».

 

Dans l’objectif aussi que « nos agences puissent servir de laboratoire, de test à des start-ups qui voudraient mettre en pratique leurs outils », dit Jean-Luc Montembault. Et partager ainsi ensemble les évolutions du tourisme au travers des problématiques liées à l’activité réceptive.

 

Enfin, une quatrième commission a été mise en place pour prendre en charge la participation aux salons, dont Rendez-vous France « fait parti des objectifs », annonce Patricia Linot. Destination Vignobles aussi ou encore « des salons à l’étranger qui resteront à définir en fonction des objectifs de chacun des membres de l’association », ajoute Jean-Luc Montembault.

 

France DMC Alliance dispose d’un site internet qui « a vocation à présenter notre association, son rôle et ses missions, ainsi que les agences réceptives françaises, listées par région, à travers un bref texte axé sur leur activité, voire des exemples de séjours, et, bien sûr, leurs coordonnées», indique Patricia Linot.

 

Une autre partie sera exclusivement réservée aux adhérents (conseils juridiques, partenaires, forum…). D’autre part, en ce mois de février doit aussi être opérationnel un site web en anglais « dont le contenu a pour objectif de séduire les tour-opérateurs étrangers », ajoute Patricia Linot. Les agences seront, bien sûr, mises en avant, tandis qu’une newsletter leur sera aussi adressée, « sur la base d’un fichier mutualisé des agences, un fichier qui a été requalifié », précise Jean-Luc Montembault.

 

France DMC Alliance ne s’est pas fixé d’objectifs quant au nombre d’adhérents, « même si, reconnaît Patricia linot, il nous manque encore le Grand Est et les Hauts de France ». Sachant, parallèlement, qu’il « n’y a pas d’exclusivité territoriale », précise Jean-Luc Montembault.

 

En d’autres termes, la concurrence joue. « Plus on sera efficace pour apporter de la valeur ajoutée à nos agences réceptives, plus elles exprimeront le souhait de rejoindre l’association », conclut Jean-Luc Montembault. Et faire de cette union une force.

 

France DMC Alliance en bref

  • Association domiciliée à Paris.

  • 20 agences réceptives immatriculées (de un à 20 salariés), spécialisées sur un territoire (deux tiers des membres), sur une niche thématique (un tiers), opérant sur le marché individuels, minigroupes et groupes.

  • Un bureau composé de trois membres : une présidente (Patricia Linot), un vice-président (Laurent Pinon - Excelys Tours) et un trésorier (Jean-Luc Montembault).

  • Un conseil d’administration composé de 13 membres, un délégué par région administrative. 

  • Chaque membre s’acquitte d’une cotisation annuelle de 480 euros en année pleine, 240€ la première année pour les primo-adhérents.

Une partie des membres de France DMC Alliance. Copyright : France DMC Alliance

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