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EXCLUSIF

Baromètre groupes 2018 des comités d’entreprises

Hausse des voyages en 2018, en attendant les élections de 2019…

Analyse. Detectour, spécialiste de la prospection groupe dans le tourisme, dévoile - en exclusivité et pour la seconde année consécutive - pour Voyages & groupe son baromètre 2018 des comités d’entreprise. Quelles destinations ont été privilégiées ? Quelles formules ont été choisies ? Par quels canaux sont-ils passés ? Décryptage. 
04/02/2019

Tout d’abord, dans cette période d’élection du Comité social et économique (CSE), fusion du comité d’entreprise (CE) et du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), on peut se demander quel a été l’impact sur les voyages ? Réponse : aucun ! L’année 2018 a même été un excellent cru avec une progression globale de 4,3% et une croissance de tous les types de voyages groupes, exception faite des croisières qui ont légèrement baissé.

42% des CE ayant eu leurs élections CSE au dernier trimestre 2018  (58% restant à venir en 2019), les CE avaient largement anticipés leurs voyages de groupes, voir même accentués afin de satisfaire leurs salariés avant les élections. C’est plutôt sur 2019 que l’impact aura lieu. Certains CE ayant eu leurs élections sur les trois derniers mois de l’année 2018, ils ont reportés la décision de leurs projets 2019 après les élections. Par ailleurs, le CSE a engendré la fusion de certains CE, ce qui va diminuer arithmétiquement le nombre de voyages. 1 + 1 ne fera pas 2 !

Detectour, expert sur ce marché depuis plusieurs années, s’est penché pour la seconde année consécutive sur ce segment de clientèle, en s’appuyant sur une base qualitative de plus de 6000 CE de 200 salariés et +. Benjamin Boutan, son président, nous livre les résultats de cette étude de marché réalisée sur l’année 2018.

48% des comités d’entreprise proposent au moins un voyage en groupe par an, que ce soit une excursion journée en France, un week-end city (en France et en Europe), un séjour balnéaire (Corse, bassin méditerranéen ou long-courrier), un circuit (bassin méditerranéen ou long-courrier), et 74% de ces CE organisent au moins un groupe hors de France. Ces tendances sont stables d’une année sur l’autre.

Le baromètre passe en revue les destinations, le nombre de pax, les dates de décisions, la nature du voyage tout en comparant avec 2016. Voyages & groupe vous présente en exclusivité les résultats 2018 et les premières tendances 2019 !

 

 

Le Top 10 des destinations (hors France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Italie et L’Espagne sont restés sur le podium comme en 2017. En revanche, la Grèce a détrôné le Portugal en 2018, qui après trois années de forte progression marque le pas. Après plusieurs années d’austérité, la Grèce a restructuré son offre hôtelière et de nombreux fournisseurs de la destination ont intensifié les plans de vols au départ de la Province. Ces quatre destinations offrent toutes les formules de voyages en balnéaires, week-ends city, week-ends parcs et circuits avec des pôles d’attractivités variés.  A noter que les autres destinations sont restées inchangées dans le Top 10 par rapport à 2017, avec cependant l’entrée du Vietnam à la dixième position.

De nouvelles destinations ont émergé, notamment l’Asie pour les longs-courriers (Japon, Birmanie, Bali), mais aussi en Europe avec les compagnies aériennes low cost qui ont permis de diversifier l’offre. Malgré la plus grande difficulté d’une organisation avec les low cost (délais de réservations très courts ), de plus en plus d’agences proposent cette alternative qui fait baisser les budgets.

 

Les formules choisies

 

En 2018, la formule circuits est restée en pôle position pour la  seconde année consécutive, devant le balnéaire.  Elle a même signé une belle progression de 4,4% en 2018 sous l’impulsion des CE qui ont voulu marquer les salariés avant les élections du CSE, ou bien pour dépenser leur budget avant les fusions de CE entraînées par le CSE. Comme nous l’avions déjà évoqué, aller à l’autre bout du monde tout seul est moins évident pour un salarié que de voyager en groupe, beaucoup plus rassurant. Certains CE refusent même en dehors de long-courrier, d’organiser d’autres formules de voyages.

Le balnéaire long-courrier a fortement progressé sous l’impulsion de nouvelles programmations, mais aussi en raison d’un écart de prix qui s’est réduit sur le segment balnéaire- Méditerranée. Ce dernier a connu une montée en qualité et donc en prix.

 

Les budgets types

 

 

La plus forte progression par rapport à 2017 a été constatée sur les séjours ski. Une situation liée aux formules tout compris de plus en plus privilégiées par les CE qui souhaitent inclure le matériel et les forfaits de ski, mais aussi qui choisissent des formules hôtelières de meilleure qualité avec une forte demande sur les espaces bien-être et piscines intérieures.

Sur le segment balnéaire, les prix ont augmenté pour deux raisons : hausse du balnéaire long- courrier, mais aussi hausse de la qualité de l’offre proposée. Malgré une concurrence accrue, les opérateurs ont joué la carte de la qualité et du personnel francophone, une condition indispensable pour les décideurs de CE.

Les prix des circuits ont baissé grâce à l’Asie qui a fortement augmenté sa part de marché, tout … en baissant les prix. Tout comme ceux des week-end city sous l’effet conjugué de la baisse de la livre sterling et de l’utilisation en hausse des compagnies aériennes low cost.

 

 Le top 10 des circuits long-courriers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2016, 2017, 2018…  Les années se suivent et se ressemblent ! Les Etats-Unis remportent tous les suffrages sous un effet New-York encore en nette progression. Pour les CE, une assurance succès ! Même des CE qui font habituellement des petites destinations font le plein d’inscriptions, et sont souvent débordés budgétairement.  Le Grand Ouest reste aussi une valeur sûre tous les ans.

L’Afrique du Sud, malgré une baisse des groupes, a conservé sa deuxième position sous l’effet d’un taux de change favorable. Le Vietnam est venu occuper la troisième place, délogeant la Thaïlande. De manière générale, l’Asie a affiché l’an passé une très nette hausse avec de bons scores du côté du Japon, de la Thaïlande, du Sri Lanka et de la Birmanie, une dernière destination qui a enregistré deux fois plus de groupes.

Côté Amérique du Sud, c’est le Brésil qui est sorti grand vainqueur avec une progression de plus de 100%. Pour les CE faisant le plus de voyages et ayant une clientèle de cadres, le Cambodge, le Panama, la Colombie, le Costa Rica, la Jordanie, la Mongolie ou encore l’Ouzbékistan ont eu le vent en poupe. Voyage peut-être le plus original en 2018 : un séjour ski au Japon où il peut tomber jusqu’à 15m de neige cumulé par hiver.

 

 

Les périodes de réservation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les voyages 2018, CSE oblige, les CE ont avancé leurs réservations. C’est notable pour les long-courriers avec des réservations effectuées avec un mois d’avance.

Les tendances classiques sont restées les mêmes avec la règle « plus le budget d’un voyage est cher, plus le CE réserve tôt ». Idem pour les CE de province qui ont réservé leurs voyages long- courriers avec trois à quatre mois d’avance par rapport à ceux d’Ile-de-France, de Lyon et de Bordeaux/Toulouse. En effet, ces villes ont de fortes concentrations de cadres avec des niveaux de vie plus élevés. Ils ont donc moins besoin d’étaler leurs paiements.

C’est une donnée essentielle pour les ventes, car plus on contacte un CE au début de son cycle de décision, plus on a des chances de concrétiser le voyage. Par exemple, si un CE demande des devis en mars 2017 pour un voyage 2018, il aura souvent réfléchi quelques mois avant. Il est préférable de le contacter durant cette période de recherche où les critères ne sont pas encore figés. Mis à part quelques groupistes, les agences de voyages n’ont pas encore assez pris la mesure de cette anticipation nécessaire et lancent leurs brochures avec trois/quatre mois de retard.

 

Les canaux de réservation

 

 

 

 

 

 

Les mêmes besoins produisent les mêmes effets. Plus le voyage est cher, plus le CE souhaite rencontrer un commercial qui soit expert dans les destinations recherchées et qui possède un bon relationnel. C’est pourquoi les tour-opérateurs nationaux et les groupistes nationaux ou régionaux tirent mieux leur épingle du jeu, car ils ont mis en place depuis plusieurs années des forces commerciales terrain. Les autocaristes ont plus de mal malgré leurs efforts. En effet, leur force de vente est habituée à traiter de la demande entrante et par téléphone (ou bien le client se déplace chez l’autocariste ). Il faudrait qu’ils substituent une part de leurs équipes par des commerciaux terrain, et c’est très difficile sur un plan RH mais aussi en termes de culture maison.

 

Les autocaristes restent toujours très bien aguerris sur les week-end city et parcs qui se réservent plus par téléphone et où l’autocariste propose des tout compris avec les transferts aéroports.

A noter la tendance de plus en plus forte, même si elle reste minoritaire : des CE qui signent par appel d’offres sans rencontrer les prestataires. Pour un commercial, c’est un ou deux groupes par an, mais sur des long-courriers, le chiffre d’affaires grimpe vite ! Donc ce n’est plus à négliger.

 

Nombre de destinations programmées

Les tendances restent inchangées d’une année sur l’autre. Les deux tiers des CE font une seule destination par an. Le nombre est souvent lié à la taille de l’entreprise. Ainsi, les CE faisant deux voyages et plus ont une moyenne de 750 salariés, et 95% d’entre eux ont un minimum de 200 salariés. L’autre facteur déterminant est le budget (pour rappel, celui-ci constitue un pourcentage de la masse salariale, qui elle-même dépend du nombre de salariés et du salaire moyen dans l’entreprise). Pour le budget loisirs, il peut varier de 0 à 5%. Ainsi, par exemple, entre la grande distribution et l’aéronautique, les disparités sont très fortes avec le second secteur nettement mieux doté. Les domaines d’activités avec les CE les mieux lotis sont l’aérospatiale, l’énergie, la banque-assurance, l’informatique et l’engineering. Les moins favorisés : la grande distribution, le nettoyage industriel et les administrations.

 

Effectif moyen par destination programmée

 

 

 

 

L’effectif moyen est ici exprimé par destination. Par exemple, une destination pour laquelle 150 salariés s’inscrivent peut représenter trois groupes de 50 personnes à des dates différentes. L’effectif moyen par destination est de 56 personnes et les plus gros effectifs se retrouvent sur les court-séjours de type week-end parcs.

C’est la tranche 30-50 participants qui a été gagnante l’an passé grâce à un effet CSE et des subventions en hausse dans certains CE afin de toucher le maximum de salariés avant les élections. Les tranches -30 et +100 sont restées stables, même si les CE faisant plus de 100 ne progressent plus, voire baissent un peu tous les ans.

 

Les tendances pour 2019

 

 

Pour 2019, inévitablement les élections du CSE faussent certaines tendances. La majorité des élections CSE auront été réalisées sur une fenêtre de septembre 2018 à mars 2019. Ce sont donc les décisions prises habituellement sur cette période qui ont été retardées (ou annulées). Donc, ce sont les week-ends city et parcs qui sont les plus impactés, car 60% des réservations sont sur cette période. Il semble toutefois que les CE maintiennent leurs projets une fois les élections passées. C’est pourquoi depuis début janvier, de nombreuses décisions sont en cours.

En termes de destinations 2019, la première tendance à noter et le retour, certes encore timide, des destinations Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie et Turquie. C’est encore fragile, mais si aucun trouble majeur ne se produit dans les mois à venir, ces destinations vont revenir sur le devant de la scène (surtout en 2020).

Côté circuits, les tendances indiquent toujours un continent asiatique très dynamique. Dans le contexte actuel, l’Asie apparaît psychologiquement comme une destination zen et à l’abri du tumulte occidental.  Les destinations traditionnelles (Vietnam, Thaïlande, Sri Lanka) performent aussi bien, mais aussi la Birmanie, l’Inde, le Japon et l’Indonésie qui poursuivent leur ascension.

Pour la partie week-end city, New-York reste une valeur sûre. Dubaï, St-Pétersbourg progressent bien. Parmi les pays frontaliers de la France, Londres avec la baisse de la livre poursuit son ascension, mais également des destinations desservis par des compagnies aériennes low cost des aéroports de Paris et province comme Cracovie, Florence ou encore Séville.

 

 

 

 

CE et CHSCT doivent fusionner avant fin 2019

Dès fin mars, 90% des comités d’entreprise (CE) auront eu leurs élections. Quelles seront les conséquences ? Tout d’abord le nombre d’élus va diminuer. Donc, les CE seront à la recherche de simplification de leurs process et gestion des activités. Cette première conséquence aura peu d’impact sur les voyages en groupe. Toutefois, on peut imaginer que les opérateurs proposant une simplification des inscriptions auront un argument de poids : par exemple, proposer aux CE que les salariés s’inscrivent directement sur une interface qui gère les paiements et la subvention.

Second effet : c’est la fusion de certains CE dans les groupes nationaux avec un Comité central d’Entreprise (CCE) et plusieurs CE régionaux. Les secteurs banque et assurances sont particulièrement concernés. Il y aura donc un impact direct sur les volumes de voyages, car ces derniers ne s’additionneront pas. On peut imaginer que deux CE organisant chacun trois voyages, soit six au total, n’organiseront plus que quatre à cinq voyages avec la fusion.

Heureusement que le gouvernement a fait machine arrière sur le décret de fiscalisation des subventions, ce qui aurait eu un effet très négatif sur les voyages groupes.

 

 

Detectour est le spécialiste de la prospection dans le tourisme. Depuis 2015, sa vocation est d’apporter son expertise pour permettre aux entreprises d’accélérer leurs actions de prospection. La société intervient sur le marché groupes et dans le cadre de partenariats individuels avec les comités d’entreprise et les associations.

Detectour apporte du conseil opérationnel en organisation commerciale dans le tourisme, effectue des campagnes de détection de projets, puis les relaient à travers des prises de rendez-vous par téléprospection, réalise plus de 10 000 qualifications par an auprès de décideurs groupes, met en place des campagnes d’e-mailings avec des taux d’ouverture en moyenne de 22%, et enfin forme en prospection commerciale les forces commerciales des voyagistes pour améliorer leurs compétences et performances auprès des comités d’entreprise et des associations (agrément organisme de formation - data-dock).

 Detectour s’appuie sur une expérience de vingt années en management commercial dans le tourisme, ainsi que sur une base de données unique de plus de 8000 décideurs groupes et comités d’entreprise. Une équipe de quatre téléprospectrices basées à côté de Tours mènent des campagnes quotidiennement. Depuis sa création, plus de 70 marques du tourisme lui font régulièrement confiance.